• L'essentiel de la réglementation

• La classification et la gestion des déchets

• Que faire des matériaux inertes issus des chantier

• Activités déchets et installations classées (ICPE)

• Remblaiement en zones humides et Loi sur l'eau

• 123 ma solution PROPRE pour vos déchets dangereux

• Déchets d'équipements électriques et électroniques

• Déchets mécaniques : quelles solutions

• Bidons vides de produits phytosanitaires

• Traçabilité des déchets

• La Haute Qualité Environnementale

• L'essentiel de la réglementation

- Le brûlage à l’air libre des déchets est interdit.

- Les dépôts et les rejets sauvages sont interdits. Les zones de dépôts pour les déblais et gravats font l'objet d'une réglementation spécifique (voir rubriques nouvelle réglementation, urbanisme, ICPE et loi sur l'eau).

La valorisation des emballages et des matériaux recyclables est obligatoire. Globalement, on considère que les métaux, les papiers, les cartons et le bois (hors bois traité à coeur) sont recyclables de manière simple dans le département. De plus, certains gravats et certains plastiques peuvent également faire l'objet d'un recyclage, selon leur qualité et leur volume.

L'enfouissement doit se limiter aux déchets pour lesquels les filières de valorisation sont soit inexistantes soit techniquement ou économiquement inacceptables. 

- Le producteur de déchets est responsable de leur élimination.

- La traçabilité des déchets dangereux et des déchets contenant de l'amiante est obligatoire. Ces 2 types de déchets doivent suivre des filières spécifiques.

- Le prix de retraitement des déchets est inclus dans le prix d'achat pour les produits suivants : les huiles minérales (reprise gratuite à partir de 600 L), les piles, les pneus (1 repris pour 1 acheté) et bientôt les produits électriques et électroniques en fin de vie.

La gestion des déchets est l'affaire de tous les acteurs du chantier : Maître d'ouvrage publics ou privés, maître d'oeuvre et entrepreneurs.

Afin de sensibiliser les particuliers à la gestion des déchets générés lors des travaux qu'ils réalisent chez eux, ACEVE PRO a conçu un dépliant sur ce thème en partenariat avec le Conseil Général de Vendée, l'ADEME Pays de la Loire, l'association des Maires de Vendée, l'association des communautés de Vendée et avec le concours de la DDE , téléchargeable sur ce site. Il est diffusé dans les mairies lors des demandes de permis de construire, permis de démolir et déclarations de travaux.

 




• La classification et la gestion des déchets

Classification des déchets selon leurs nuisances

Un déchet est un résidu, une substance, un matériau ou plus généralement un bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon. Les déchets ultimes, sont ceux qui ne peuvent plus être valorisés par recyclage … dans les conditions techniques et économiques du moment.

Déchets inertes

Un déchet inerte est un déchet qui ne subit ni entraîne aucune modification physique, chimique ou biologique, sur ou avec le milieu avec lequel il est en contact. Un déchet inerte souillé par un produit dangereux (peinture, vernis, colle, solvant, …) est dès lors considéré comme déchet dangereux et doit être traité comme tel. Un déchet inerte amianté (amiante-ciment) peut-être considéré comme déchet inerte (voir la partie déchets spécifiques).

Quelques exemples : béton, pierre, briques, parpaings, céramique, …

Déchets industriels banals - DIB

Les déchets industriels banals sont issus des entreprises, qui par leur nature et leur quantité, peuvent être stockés dans les mêmes installations que les déchets ménagers (déchets ménagers assimilés). Les emballages sont des déchets ménagers assimilés.

Ils doivent être valorisés par réemploi, recyclage, réutilisation ou sous forme d’énergie (décret du 13 juillet 1994). Pour une production de plus de 500 kg/mois de déchets banals, le transport doit être fait par une entreprise agréée.

Quelques exemples : les bois, le plastique, le textile, le carton …

Déchets dangereux – DIS

Déchets qui présentent un risque pour l’environnement ou pour la santé humaine par leur toxicité, leur caractère polluant ou leur dangerosité. Un déchet inerte ou banal souillé par un produit dangereux, est considéré comme déchet dangereux.

A partir d’une production de plus de 100 kg/mois de déchets dangereux, le transport et l’élimination des déchets doivent faire l’objet d’un Bordereaux de Suivi de Déchets Industriels (BSDI) permettant la bonne traçabilité des déchets.

Quelques exemples : résidus de peinture, de colle, le bois traité, l’amiante libre, …

Déchets spécifiques

Le plâtre : Le plâtre est un déchet minéral qui peut réagir en milieu fermentescible et qui est soluble dans l’eau. Il ne peut donc pas être considéré comme déchet inerte. Cependant, il peut être accepté dans les centres de stockage de déchets inertes (classe 3), sous certaines conditions (couverture de protection pour éviter l’eau de circuler dans les déchets …).

L’amiante ciment : Les déchets inertes amiantés, dès lors que l’amiante est contenue dans un matériau inerte qui n’a pas perdu son intégrité, peuvent être considérés comme déchets inertes. Les centres de stockage de classe 3 sont donc susceptibles d’accueillir ce type de déchet, sous certaines conditions (alvéole spécifique ...).

Les déchets d'équipements électriques et électroniques (voir rubrique spécifique)

 

Comment éliminer les déchets ? 
Qui  est responsable ?

C’est le producteur ou le détenteur final d’un déchet qui est tenu d’en assurer l’élimination, conformément à la réglementation. Les communes doivent assurer l’élimination des déchets ménagers et peuvent pourvoir à l’élimination des déchets assimilés à ceux des ménages (déchets des artisans/commerçants, DIB).

La collecte

Collecte par la commune

La commune peut passer au siège de l’entreprise collecter les déchets assimilés aux déchets ménagers, souvent en contrepartie d’une redevance.

Pour quels déchets ?  Déchets banals en mélanges, papier de bureau,… de manière générale, les déchets non dangereux et de même type que les déchets produits par les ménages.

Dépôt en déchèterie

Une déchèterie est un lieu propre, clos et gardé ou les particuliers et éventuellement les professionnels (possiblement contre un coût au tonnage ou volume déposé) peuvent amener leurs déchets triés. Ces déchets sont alors déposés dans des bennes, et ensuite acheminés vers des filières adaptées.

Pour quels déchets ?

  • Terre et gravats (en petite quantité : en général moins d’1 m3)
  • Déchets verts
  • Ferrailles
  • Papier carton
  • Tout venant (DIB en mélange)
  • Plastiques
  • Bois
  • Déchets dangereux (peinture, solvants, colles) sous conditions*
  • Batteries, piles, huiles moteur

* Dans le cadre de l’Opération « 1,2,3 ma solution PROPRE », certaines déchèteries accueillent les déchets dangereux (peinture, vernis, colle, matériaux souillés …). Pour plus d’informations contactez ACEVE PRO.

Collecte par un prestataire privé

Vous pouvez faire enlever vos déchets par un prestataire privé qui dépose au préalable des contenants (bennes simples ou bicompartimentées, big-bag …).

A partir d’une production de 100 kg / mois de déchets dangereux ou 500 kg / mois de déchets banals, le transport des déchets doit se faire par un prestataire ayant déclaré son activité de transport et courtage de déchets.

Dans le cadre de l’opération « 1,2,3 ma solution PROPRE », les entreprises peuvent faire collecter leurs déchets dangereux (peinture, vernis, colles, solvants, matériaux souillés …) par l'un des prestataires retenus pour l’opération. (voir rubrique spécifique)

Reprise par le fournisseur

Certains fournisseurs s’engagent à reprendre les déchets issus des produits vendus, comme par exemple les pots de peinture. Le système de consigne fonctionne aussi avec d’autres types de déchets, comme notamment les palettes, qui peuvent être reprises gratuitement, dans le cas où elles sont en bon état et de format standard.

Envoi des déchets en centre de tri

Le centre de tri est une installation qui permet un tri industriel et un conditionnement de déchets, pré-triés, et non dangereux. Ainsi, les déchets recyclables, séparés des déchets ultimes, peuvent être envoyés en centre de tri où ils sont séparés par catégories de matériaux et redirigés vers les filières de valorisation.

Pour quels déchets ? Les déchets banals en mélange 

Le traitement

Le recyclage

Le recyclage consiste à transformer industriellement certains déchets en objet ayant le même usage ou non que leur usage initial. Ces matériaux doivent donc être isolés par catégories, et être triés. Les déchets qui peuvent être recyclés sont : Les métaux, carton, papier, textile, verre, le bois, et une partie des plastiques Le plâtre qui peut être incorporé dans des méthodes de compostage, comme apport de matière minérale.

La réutilisation

La réutilisation consiste à utiliser, sans transformation, un objet dans un but identique à celui prévu initialement. Ce peut être le cas pour les bouteilles, ou encore les ordinateurs.

Le réemploi

Cela consiste à utiliser un objet pour un usage différent de celui prévu initialement, comme par exemple les pneus, utilisé pour les bâches d’ensilage ou encore le PolyStyrène Expansé qui peut servir de matériaux de remplissage des poufs.

L’incinération / valorisation énergétique

L’incinération des déchets consiste à brûler les déchets non valorisables par recyclage, réutilisation ou réemploi. Cette combustion des déchets entraîne la production de fumées, ensuite traitées, et de chaleur, servant soit à alimenter les réseaux de chauffage urbain ou à créer de l’électricité par le biais d’une turbine.

Les déchets banals et dangereux sont incinérés dans des installations spécifiques à la composition et des déchets.

RAPPEL : le brûlage des déchets, en dehors des installations prévues à cet effet, est strictement interdit. De plus, cette pratique sauvage entraîne l’émanation importante de gaz toxiques pour l’homme et l’environnement et de gaz à effet de serre.

L’enfouissement

Depuis juillet 2002, seuls les déchets ultimes sont admis à l’enfouissement, en Centre de Stockage de Déchets Ultimes :
  • Les déchets dangereux sont enfouis dans les CSDU de classe 1
  • Les déchets banals (ménagers et assimilés) sont dirigés vers les CSDU de classe 2
  • Les déchets inertes, sont enfouis en CSDU de classe 3
Cette pratique est aussi réglementée, qu’il s’agisse de la typologie des déchets, du confinement et du traitement des gaz et des eaux issus des déchets.

Traitements spécifiques aux déchets dangereux

Mis à part le recyclage (régénération de solvants, recyclage des contenants), l’incinération classique et l’enfouissement, les déchets dangereux peuvent aussi être :
  • Incinérés en cimenterie, soit en tant que combustible (économie de fioul), soit en tant que déchets incinérés ou encore en entrant dans la composition du ciment.
  • Inertés. Certains déchets comme l’amiante friable peuvent être rendus inertes, et ainsi être traités comme des déchets inertes.

Traitement spécifiques aux déchets inertes

Mis à part le stockage des déchets inertes en CSDU de classe 3, les déchets inertes peuvent aussi être :
  • Concassés, activité soumise à la rubrique 2515 de la nomenclature des Installation Classées.
  • Utilisés comme remblais. Pour les communes dotées d’un Plan Local d’Urbanisme (ou anciennement Plan d’Occupation des Sols), cette activité est soumise à une demande d’autorisation d’urbanisme au maire. Pour le remblai en zone humide ou sensible, il est nécessaire de faire une déclaration ou une demande d’autorisation au titre de la Loi sur l’Eau, en préfecture.



• Que faire des matériaux inertes issus des chantier

1)      Limiter les quantités à évacuer :

Au niveau de la conception (maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre), il est important de prévoir très en amont l’utilisation sur site des terres extraites, par la technique des déblais/remblais, par la création de merlons végétalisés, par un traitement en place…
Le traitement en place est une méthode qui se développe et qui peut être demandée sur certains chantiers HQE. Il convient par exemple pour des plates formes industrielles, moins pour de la VRD.
Il n’y a aucune terre à évacuer, donc pas de problème d’exutoires.


2)      Recycler sur chantier par concassage (avec concasseurs mobiles) :
Sur des chantiers de démolition, les gravats peuvent être concassés sur place et réutilisés en couche de forme.
Une activité régulière de concassage peut être soumise à déclaration ou autorisation préfectorale (en fonction de la puissance installée des matériels).


3)      Remblayer : selon le Code de l'Urbanisme :
Les opérations de remblaiement, avec des déblais de terre principalement, peuvent être possibles si elles ont un intérêt relatif à l’urbanisme (projet de construction, valorisation d’une parcelle agricole…). Ces travaux nécessitent l’accord du propriétaire du terrain mais pas seulement. Avant toute chose il faut vérifier que :
1)      La zone à remblayer n’est pas protégée ou zone humide ou marais,
2)      La commune n’interdit pas le remblai sur certaines zones (cela arrive souvent sur des zones inondables),

Sur des communes dotées d’un Plan Local d’Urbanisme ou d’un Plan d’Occupation des Sols et qui autorisent le remblaiement, les travaux de remblais dépassant 2 m de hauteur ou de profondeur et 100 m² de superficie nécessitent le dépôt en mairie d’une « Demande Préalable » (DP)

  Voir ci-dessous le diagramme d’aide à la décision en cas de remblaiement, à télécharger.


4)      Stocker temporairement en vue d’un recyclage :
Un stockage est considéré comme temporaire si les déchets inertes sont entreposés pour une durée inférieure à trois ans afin de permettre leur préparation à un transport en vue d'une valorisation dans un endroit différent, ou entreposés  pour une durée inférieure à un an avant leur transport sur un lieu de stockage définitif.
Dans le cas d’un stockage temporaire, nous vous conseillons d’adresser un courrier explicatif mentionnant le lieu de stockage temporaire, les quantités et la nature des déchets ainsi que le lieu prévu pour leur valorisation future, au Bureau de l’Environnement de la Préfecture. Vous trouverez en fiche n° 15 du guide à télécharger ci-dessous un formulaire-type à adresser à la Préfecture. Vous serez informé par retour de la marche à suivre et de la nécessité ou non de suivre une procédure d’autorisation.


5)      Stocker définitivement : Selon le Code de l'Environnement (Article L. 541-30-1) :
L'exploitation d'une Installation de Stockage de Déchets Inertes (ISDI) est soumise à autorisation administrative
délivrée dans des conditions prévues par le décret n° 2006-302 et l'arrêté du 15 mars 2006 du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable.


 Vous trouverez dans le guide à télécharger ci-dessous toutes les informations nécessaires pour l’ouverture et l’exploitation d’une ISDI.


NOUVEAUTE : diagramme d’aide à la décision en cas de remblaiement !

 

 




• Activités déchets et installations classées (ICPE)

La réglementation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE)a été instaurée afin de contrôler les activités industrielles pouvant présenter un risque pour l’environnement.

Ainsi ces installations, référencées dans une nomenclature sont soumises à deux procédures, selon leur impact sur l’environnement :

  • L’autorisation.
  • La déclaration.

De nombreuses activités de gestion des déchets sont concernées par la réglementation sur les ICPE. N'hésitez pas à demander à vos prestataires privés leurs références dans ce domaine.

Le régime de déclaration

La procédure de déclaration ICPE est la moins contraignante, et est réservée aux activités présentant des risques pour l’environnement moins fort que pour le régime d’autorisation. Le dossier de déclaration doit être déposé en préfecture, en trois exemplaires. Les travaux et l’exploitation de la structure ne peuvent commencer avant d’avoir reçu le récépissé de déclaration. Le récépissé de déclaration peut imposer certaines prescriptions générales pour l’activité. Après réception du récépissé, l’activité du site doit commencer sous trois ans.

Le régime d’autorisation

La procédure d’autorisation est une procédure longue (de neuf mois à un an). L’exploitation d’un site ne peut commencer qu’après avoir reçu l’autorisation d’exercer l’activité en question. La demande doit se faire en préfecture, le dossier doit être envoyé en 7 exemplaires. Le dossier complet est soumis à enquête publique, au Conseil Départemental d’Hygiène, et différentes administrations.

Nomenclature ICPE

La nomenclature reprend la liste des activités soumises à la réglementation des Installations classées pour la Protection de l’environnement (déclaration ou autorisation)

Exemple : le concassage de gravats de manière fréquente sur un même relève de la rubrique 2515 des ICPE: broyage, concassage criblage de mélange de pierres, cailloux, ... Déclaration à partir de 40 kW et autorisation à partir de 200 kW.




• Remblaiement en zones humides et Loi sur l'eau

La loi sur l’eau réglemente en partie les installations pouvant avoir un impact sur l’environnement de zones humides. Les installations peuvent donc être concernées par une déclaration ou une demande d’autorisation.

La procédure de déclaration (Délai d’instruction 2 à 3 mois)

  1. Dépôt d’un dossier minute
  2. Avis du service
  3. Dépôt en préfecture en 3 exemplaires du dossier de déclaration
  4. Recevabilité
  5. Instruction administrative
  6. Obtention du récépissé de déclaration

La procédure d’autorisation (Durée moyenne d’instruction: 6 à 8 mois)

  1. Dépôt en préfecture de 7 exemplaires du dossier de demande d’autorisation
  2. Recevabilité avec définition du type et du périmètre d’enquête
  3. Enquête publique
  4. Instruction administrative
  5. Conseil départemental d’hygiène (CDH)
  6. Arrêté préfectoral d’autorisation ou de refus

Le dossier

Le dossier de déclaration ou de demande d’autorisation doit contenir différents éléments concernant l'exploitant et l'exploitation de l'installation.

Nomenclature loi sur l’eau

Une nomenclature reprend les différentes activités soumises à cette réglementation.

Exemples :

  • Ouvrages, remblais et épis, dans le lit mineur d'un cours d'eau, constituant un obstacle à l'écoulement des crues
  • Installations, ouvrages, digues ou remblais, d'une hauteur maximale supérieure à 0,5 m au-dessus du niveau du terrain naturel dans le lit majeur d'un cours d'eau (surface supérieure à 400 m2 ou occupant plus de 20% de la largeur du lit majeur)
  • Assèchement, mise en eau, imperméabilisation, remblais de zones humides ou de marais, la zone asséchée ou mise en eau étant supérieure à 0,1 ha



• 123 ma solution PROPRE pour vos déchets dangereux

ACEVE PRO propose aux entreprises du BTP et de la métallurgie de Vendée l’opération « 1, 2, 3 ma solution PROPRE » pour éliminer leurs déchets de peintures, solvants, vernis, colles,  …

- dans le respect de l’environnement et  de la réglementation,
- de manière simple et à un tarif intéressant .

Les entreprises proposent ainsi une prestation complète à leurs clients :

1 Je choisis des matières premières, des produits répondant à l’attente de mes clients,

2 Je réalise les travaux ou la commande,

3 Je préserve l’environnement en valorisant mes déchets dangereux.

Si vous avez plus d'une palette de déchets dangereux par an, nous vous conseillons la collecte en entreprise, en faisant appel aux 2 prestataires que nous avons sélectionnés pour l'année 2008 .


Pour les quantités inférieures, vous pouvez déposer vos déchets dangereux dans les points de regroupement partenaires de l'opération.

Les déchets ainsi collectés seront ensuite envoyés vers des filières de traitement adaptées bénéficiant de subventions de 25% (collecteur conventionné Agence de l’Eau Loire Bretagne).

A l'aide d’un kit de communication, les professionnels participant à cette démarche pourront l’expliquer à leurs clients, un indicateur supplémentaire de leur professionnalisme.
Les partenaires d’ACEVE PRO pour cette opération sont l’ADEME, la Région Pays de la Loire et l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.

 

POURQUOI SE PREOCCUPER DE CES DECHETS ?

Pourquoi ces déchets sont-ils dangereux ?

Brûlés à l'air libre, ces déchets dégagent des composés qui sont nocifs pour la santé et polluent l'atmosphère.

Rejetés dans le milieu naturel ou à l'égout, ils peuvent polluer le sol, l'eau ou perturber le fonctionnement des stations d'épuration.

Mélangés avec des ordures ménagères ou évacués vers des filiières d'élimination non adaptées, leurs éléments toxiques sont susceptibles de contaminer le sol, l'air et l'eau.

 

Que dit la réglementation ?

Les déchets dangereux doivent donc suivre une filière d'élimination spécifique, faisant l'objet d'une traçabilité, à l'aide de bordereaux de suivi (CERFA N°12571-01) à conserver  au moins 3 ans dans l'entreprise.

Le code de l'environnement prévoit des sanctions importante pour toute structure ayant généré une pollution, par exemple par une évacuation non conforme de ces déchets dangereux.

 




• Déchets d'équipements électriques et électroniques

Les D3E ou déchets d'equipements électriques et électroniques sont soumis à une réglementation particulière, impliquant les fabricants dans leur recyclage en fin de vie.

Les D3E sont identifiés en 10 catégories (détaillées dans l’avis du 20.10.2005 JO du 20.11.2005) :
1. Gros appareils électroménagers : gros appareils frigorifiques, réfrigérateurs, congélateurs, lave-linge, lave-vaisselle, micro-ondes, radiateurs électriques, cuisinière, ventilateurs électriques, séchoirs, réchauds électriques, appareils de chauffages électriques, appareils de conditionnement d’air, autres équipements pour la ventilation…
2. Petits appareils électroménagers : aspirateurs, grille-pain, friteuse, réveils…
3. Équipements informatiques et télécommunication : PC, téléphones, fax, calculatrices, …
4. Matériel grand public : postes de radio, postes de télévision, caméscopes, magnétoscopes, chaînes hautes fidélités, amplificateurs, instruments de musique et autres produits ou équipements destinés à enregistrer ou reproduire des sons ou des images y compris des signaux…
5. Matériel d’éclairage : appareils d’éclairage pour tubes fluorescents à l’exception des appareils d’éclairage domestique, lampes fluorescentes compactes, tubes fluorescents rectilignes, lampes à décharge à haute intensité, lampes à vapeur de sodium, autres matériels d’éclairage ou équipements destinés à diffuser ou contrôler la lumière à l’exception des ampoules à filament.
6. Outils électriques et électroniques à l’exception des gros outils industriels fixes : électroportatifs, outils de transformation du bois, du métal et autres matériaux, tondeuses et autres outils de jardinage électriques …
7. Jouets, équipements de loisir et de sport : jeux vidéo, voitures miniatures…
8. Dispositifs médicaux : matériel de cardiologie, dialyseurs…
9. Instruments de contrôle et de surveillance : détecteurs de fumée, régulateurs de chaleur, thermostats, appareils de mesure ou de réglage pour les ménages, autres instruments de surveillance…
10. Distributeurs automatiques

Les appareils fonctionnant à l’aide d’une prise de courant, d’une pile ou d’une batterie en font donc tous partie. Principale exclusion : les 3E faisant partie d’un autre type d’équipement qui n’est pas lui-même un 3E (exemple : un autoradio dans une voiture).

Les D3E Ménagers et les D3E professionnels ne sont pas soumis aux mêmes obligations. Il convient donc de savoir les identifier. Les D3E ménagers sont « issus d’équipements électriques et électroniques provenant des particuliers ainsi que d’équipements qui, bien qu’utilisés à des fins professionnelles ou pour les besoins d’associations, sont similaires à ceux des ménages en raison de leur nature et des circuits par lesquels ils sont distribués. »

Concrètement, c'est au fabricant de définir si un D3E est "ménager" ou "professionnel", sachant qu'il a obligation d'apposer un logo spécifique (poubelle barrée) sur les D3E ménagers qu'il met sur le marché.NB : Toutes les lampes visées par le décret sont considérées comme des D3E "ménagers".

Pour les D3E ménagers : Les fabricants adhèrent à un éco-organisme agréé (ERP, Eco-Systèmes, Ecologic ou Recylum pour les lampes uniquement) qui fixe pour chaque type de D3E le montant d’une éco-participation payée par le producteur. Cette éco-participation est  répercutée sans marge ni remise  par les producteurs à leurs clients, jusqu’à l’utilisateur final.
Les distributeurs ont l’obligation d’accepter la reprise gratuite d’un appareil usagé lors de l’achat d’un produit neuf du même type et d’informer les acheteurs de ne pas jeter les D3E avec les déchets ménagers.
Les utilisateurs de D3E ménagers doivent leur faire suivre une filière adaptée de recyclage. Ils ne doivent pas suivre les mêmes filières de traitement que les ordures ménagères. Le financement du recyclage étant assuré en amont par les fabricants, ce recyclage doit être gratuit pour l’utilisateur. Ils peuvent ainsi :
-          soit remettre le D3E au distributeur dans le cadre de l’achat d’un équipement neuf équivalent,
-          utiliser les services proposés par les collectivités (déchèteries équipées en Vendée dans la carte à télécharger ci-dessous)
-          soit faire appel à une association spécialisée (Trait d’Union, Emmaus, …).

Pour les D3E professionnels, les modalités de reprise des équipements usagés sont définies dans le contrat de vente liant le producteur et l’utilisateur de l’équipement. Les filières de recyclage sont obligatoires.

 




• Déchets mécaniques : quelles solutions

Une synthèse des solutions pour les déchets mécaniques (huiles usagées, pneus, filtres à huiles, ...) est présentée dans le dossier ci-joint


• Bidons vides de produits phytosanitaires

 

Les paysagistes ont la possibilité de bénéficier des collectes gratuites de bidons vides ayant contenu des produits phytosanitaires. En effet, ce sont des déchets dangereux qui doivent suivre une filière de collecte et de traitement spécifiques.

Ces collectes sont organisées tous les ans par la Chambre d'agriculture de Vendée avec de nombreux partenaires.

Toutes les informations sur www.agri85.fr (onglet Produire, Environnement, Déchets, Collectes)




• Traçabilité des déchets

Chaque producteur est responsable du devenir de ses déchets jusqu'à leur élimination finale.

La réglementation impose une traçabilité pour les déchets dangereux et ceux contenant de l'amiante. Des bordereaux de suivi spécifiques existent donc. Ils sont remis par les prestataires assurant l'élimination des déchets (à partir du site du ministère de l'écologie, suivre espace professionnel, puis formulaires et ensuite déchets).

Concernant les déchets non dangereux et inertes, vous trouverez ci-joint un bordereau adapté, qui vous permettra de justifier si besoin au maître d'ouvrage du devenir de vos déchets.




• La Haute Qualité Environnementale

La Haute Qualité Environnementale (HQE) est une démarche associant tous les acteurs du chantier qui consiste à maîtriser les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur et à créer un environnement intérieur sain et confortable, à travers 14 cibles thématiques.

Dans cette démarche, la globalité de la problématique environnementale (analyse du cycle de vie des matériaux de construction...) et l’ensemble des étapes de vie du bâtiment (conception, construction, maintenance, démolition) doivent être pris en compte.

Le rôle du maître d’ouvrage dans la démarche HQE est donc très important puisqu’il fixe les objectifs (cibles prioritaires) et les moyens mis en œuvre pour y répondre. Cette démarche demande l'implication de tous les acteurs du chantier, permettant une meilleure qualité environnementale (respect du site et des occupants).

ACEVE PRO vous présente dans la fiche ci-jointe une proposition d'accompagnement pour une meilleure gestion de la cible : gestion des déchets de chantier dans le cadre d'un chantier à faible nuisances.